/ un jour nous serons humains /

S’égarer et accéder à la révélation de notre monde, tel est le projet de Un Jour nous serons humains de David Léon. Un être se retrouve face à notre humanité toute entière, en saisit l’ensemble des actes et arrive au constat suivant : « non nous ne sommes pas humains qu’un jour nous serons humains ». L’écriture spirale de la pièce nous emmène toujours plus loin dans les motifs de cette chute du monde. Car ce n’est rien de moins qu’une tentative de salut avant une apocalypse qu’expose l’auteur, une responsabilité commune face aux autres hommes.

EXtrait :

Générique :

 

Texte de David Léon

aux Éditions Espace 34

 

Mise en scène Mikaël Bernard

Scénographie Stéphan Pisani

Création sonore MedhiMax

 

Jeu Thibaut Madani

 

Production, diffusion

Marion Cachan

 

Production Cie à Corps Rompus

Calendrier :

Répétitions

- Mi-octobre 2015 : La Paillette (Rennes)

- Février 2016 : La Ruche Artois (Arras)

- Juin 2016 : Hôtel Pasteur (Rennes)

- Juillet 2016 : La Paillette (Rennes)

- Janvier 2017 : La Paillette (Rennes)

 

Ouverture aux professionnels

- 17 janvier 2017 : La Paillette (Rennes)

" j’étais debout là / arrêté net là / stoppé net là / par la puissance de nos paysages sous les branchages balayés bercés et littéralement charriés par les vents arrêté net là / stoppé net là / fixant contemplant ces veinules de nos branchages se dilatant comme nos veines ; stoppé net là / arrêté net là / littéralement atterré par toute la fulgurante beauté possible et tout en étant tout à fait horrifié j’ai crié de toutes les têtes tranchées de nos hommes et de tous ces autres hommes en léchant le sang j’ai crié et car j’ai dit mais si seulement c’était le récit de notre monde en train de naître ; ces hommes leurs figures plaquées contre notre terre avec leurs yeux qui se rétractent qui se consument qui se brûlent ces hommes avec leurs pupilles qui littéralement se brûlent à l’extrême avec leurs regards qui s’anéantissent j’ai crié ; j’étais là / arrêté net là / stoppé net là / mon regard littéralement subjugué vers notre ciel subjugué et happé par cette volée si soudaine de nos oiseaux

 

… les grives… les corneilles… les choucas…

…. les étourneaux… les courlis… les craves…

 

et ne formant dès lors plus rien d’autre qu’une lignée fuyante une masse d’oiseaux rassemblés réunis en masse alors et ce jusqu’à ce que je les vois s’abattre net là / sous mes yeux en masse compacte j’ai crié bombardés littéralement de l’intérieur de notre ciel à s’abattre net là / sous mes yeux vers toute la surface de notre terre terrassé littéralement terrassé et exténué j’ai crié non nous ne sommes pas humains un jour nous serons humains ; les corps de nos oiseaux qui ne tordent et qui se fendent tombant à pic sur toute la surface de notre terre les corps de nos oiseaux qui se tordent et qui se fendent et qui littéralement se brisent dans la convulsion inouïe de notre ciel mais de cet Outrage j’ai dit fait et réitéré tout autant aux hommes qu’aux animaux nous ne sommes plus responsables "

Création en cours

crédit photo : Stéphan Pisani, Marion Cachan

/ Compagnie à Corps Rompus /

12 Rue de Lorient

35000 Rennes